Publié le lundi 2 juin 2003
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Régulièrement dans les blogues revient la question de ‘pourquoi j’écris’. Cela semble même être un passage obligé. J’ai moi-même consacré plusieurs chroniques à ce sujet (pour un exemple, cliquez-ici). Je voudrais juste rajouter une belle citation extraite du Le dictateur et le hamac de Daniel Pennac :
On écrit pour en finir avec soi-même mais dans le désir d’être lu, pas moyen d’échapper à cette contradiction. C’est comme si on se noyait en criant : « Regarde, maman, je nage ! » Ceux qui hurlent le plus fort à l’authenticité se jettent du quinzième étage, en faisant le saut de l’ange : « Voyez, je ne suis que moi ! » Quant à prétendre écrire sans vouloir qu’on vous lise (tenir un journal intime, par exemple), c’est pousser jusqu’au ridicule le rêve d’être à la fois l’auteur et le lecteur. (…) Son petit mot m’avait rempli de cette excitation équivoque que je connais bien : curiosité d’être lu, honte de cette curiosité ; désir d’être flatté, dégoût de ce désir ; quête de critiques objectives, protestation d’indépendance ; le tout sur fond de fausse modestie : Quelle importance ? Pour qui te prends-tu ? Et d’interrogation lasse, séquelle d’une éducation neurasthénique : Oui, au fait, pour qui me prends-je et quelle importance ?
Ecrire à quelqu’un qu’on aime vous délivre du souci d’écrire …
Si vous aussi, vous avez consacré un ou plusieurs textes à cette problématique, je vous invite à le laisser un lien vers cette chronique en commentaire. Laissez-moi votre point de vue sur la question, le débat est ouvert.
Publié par : Owen Meany
à 09:56:36
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5 Commentaires :Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 20:52:40 (
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Guy Vandal -
http://mpitou.monblogue.comHypothèse...
Si écrire dans un blogue est aussi thérapeutique que d'écrire sur papier, les blogues ont un potentiel incroyable.
Moi je pense que oui...
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 16:19:12 (
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Denis Mercier
Pour ma part, j'ai commencé à écrire sur le web dans des forums de discussions politiques (politiquebec.com par exemple). C'est comme une drogue un peu, il y a de l'adrénaline, on donne des coups et on en reçoit.
À un certain moment, j'ai voulu me sevrer et j'ai commencé un blogue ici dans la section "journal personnel" pour me rendre compte que c'est bien difficille d'écrire dans le style journal personnel seul avec soi-même.
C'est encore une mise en forme d'idées pour les autres sauf qu'on ne part pas d'un sujet commun. On commence avec une vision personnelle d'un évênement le plus souvent banal de son quotidien. Le défi est grand: N'écrire que pour soi est une absurdité, mais essayer de rendre intéressante pour les autres sa petite popotte quotidienne est un tel défi que bien souvent on abandonne. Je m'accroche jusqu'à maintenant tout en étant conscient que mes petits textes peuvent manqués d'intérêt, je mets pour me déculpabiliser de la chose des textes de chansons que j'aime et qui ont une quelconque signification spéciale pour moi.
En d'autres mots, d'autres personnes expriment tellement mieux que moi ce que je ressens que je les laisse faire. Mais j'aime bien m'exprimer ici sur le blogue des autres en essayant autant que faire se peut d'éviter la bataille politique. Et puis, il y a une censure terrible sur le forum où j'écris, à chaque fois que je touche une lettre de mon clavier j'ai l'impression qu'un écran "blue death" va m'avertir que je suis viré du site, alors ce site sert à me rassurer: le facteur n'est pas mort, je peux communiquer avec d'autres.
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 14:25:02 (
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lady -
lady.monblogue.comEn tout cas , ça fait plaisir un petit commentaire de temps à autre, quelqu'un a été sensible à notre production....
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 12:29:13 (
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jerome -
hum-hum.monblogue.com Quant à prétendre écrire sans vouloir qu’on vous lise (tenir un journal intime, par exemple), c’est pousser jusqu’au ridicule le rêve d’être à la fois l’auteur et le lecteur. (…)
N'est-ce pas aussi voir ou notre tête à fait des raccourcis,
remplacer l'ami à qui ont se confie,
pour les personnes seules,
mettre le l'ordre dans ses idées, faire la synthèse
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 10:48:54 (
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Le caméléon
Je ne crois pas que l'on écrive que pour soi, même si c'est un journal "intime". Au plus profond de soi, il reste que l'on désire être lu, ou du moins que ça nous fait terriblement plaisir.
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Dans le ciné-télé revue de cette semaine (pour rappel, le magazine hebdomadaire le plus vendu en Belgique), un article titrait : Allison a-t-elle été tuée à cause du film « Scream » ? Peut-on imaginer titre plus racoleur ? Il est fait allusion à un triste fait divers qui s’est déroulé à Gerpinnes le 9 novembre 2001. Un jeune amoureux de 24 ans, éconduit par sa voisine de 15 ans, allait mettre un terme à l’objet de son obsession. C’est ainsi que la pauvre Alysson a été poignardée à de multiples reprises par son voisin, qui pour l’occasion avait revêtu la panoplie complète utilisée par le tueur dans Scream de Wes Craven.
Derrière cette histoire macabre, ressurgi le sempiternel débat sur la violence dans les films. L’article revient sur les autres crimes inspirés de Scream dans un encart au titre évocateur : « Scream » a encore frappé. On y retrouve un bref rappel de 6 autres affaires, plus ou moins inspirées de ces films, et l’auteur de l’article pose la question : « Wes Craven, intellectuel passionné d’histoire et de philosophie, auteur du scénario des « Scream », s’est-il seulement demandé si « son » tueur affublé d’une tunique noire, d’un masque blanc de squelette aux traits allongés, muni de couteaux aux longues lames acérées, pouvait passer de la fiction pure à la dramatique réalité ? »
Qu’en penser ? Les films sont-ils la cause de la violence dans de telles affaires ? Personnellement, je ne pense pas que le drame aurait été évité si Thierry n’avait pas vu le film Scream. Son délire meurtrier aurait trouvé son inspiration dans autre chose. Il faut probablement chercher l’origine, la cause, de son geste dans son environnement, son éducation. Le cinéma, la musique et autres supports culturels ne sont pas la cause de la violence. Pour vous en convaincre, je vous invite à voir ou revoir l’excellent reportage de Michael Moore, Bowling for Columbine.
Cette histoire est une bonne illustration du danger de sauter d’une observation à une conclusion en terme de causalité. Fait : Thierry s’est inspiré de Scream pour tueur Alysson. Conclusion : Scream est la cause du meurtre. CQFD.
Ce type d’argumentation est souvent utilisé par les médias. Fait : Tous les consommateurs de drogues dures ont commencé par fumer du cannabis. Conclusion : La consommation de cannabis mène à la consommation de drogues dures. Si le fait est vrai, la conclusion est erronée et est juste un argument de propagande anti-drogues douces. Il faut savoir que 15 à 30% des personnes interrogées lors de sondages réalisés en France ont avoué avoir consommé au moins une fois du cannabis dans leur vie (et souvent on l’intention de récidiver). Parmi ceux-ci, seuls une grande minorité vont passer à des drogues plus dures. Le fait d’avoir consommé de la drogue douce n’a probablement rien à voir avec leur décision de prendre des drogues dures. Il serait facile de faire d’autres corrélations : 100% des gens qui prennent des drogues dures ont consommé du chocolat dans leur vie ou bu de l’alcool. Faut-il en conclure que l’alcool ou le chocolat mènent également aux drogues dures ? Faut-il protéger nos enfants et ne pas leur donner de chocolats ? La surprise Kinder serait-elle empoisonnée ?
Un autre exemple ? Saviez-vous qu’il existe une corrélation entre la vente de lunettes de soleil et celle de jus d’oranges dans les grands magasins ? Une conclusion logique s’impose : boire du jus d’orange donne envie de porter des lunettes de soleil (ou porter des lunettes de soleil donne envie de boire du jus d’orange, au choix). Mais non, l’explication est ailleurs (comme on dirait dans X-files) : ce sont 2 produits qui sont plus consommés en été, c’est tout.
Mais parfois, les idées reçues ont la vie dure et il est quasi impossible de faire changer l’avis des gens. Ainsi, il est plus facile de croire que Scream est la cause de cet horrible fait divers plutôt que de se poser la question du problème de l’éducation. Une dernière illustration ? Allez, soyons fou !
Idée reçue : Les pies sont méchantes et tuent les autres oiseaux. Fait : J’ai des pies dans mon jardin et je n’ai pas d’autres oiseaux. Conclusion : Les pies tuent tous les oiseaux de mon jardin (méchantes pies, méchantes !) Les responsables de chez AVES, un groupe d’étude et de protection des oiseaux en Belgique, sont régulièrement consultés sur cette problématique. Que faire ? Faut-il tuer les pies et ainsi offrir le champ libre à une ribambelle de petits oiseaux multicolores et à la musique enchanteresse ? Non, en réalité, les pies n’y sont pour rien. S’il est vrai qu’il arrive que les pies commettent des crimes chez les oiseaux, ce n’est que pendant une très courte période de l’année et cela ne peut expliquer la disparition des oiseaux dans les jardins. Le responsable n’est autre que … le colonel moutarde avec le chandelier dans la bibliothèque !!! Euuuh, non, en fait le responsable, c’est le propriétaire du jardin (ou son jardinier, c’est selon). Généralement, on veut un beau gazon, bien propre et dépourvu de mauvaises herbes. C’est pourquoi, on n’hésite pas à scarifier, déverser des litres de produits pour impitoyablement éliminer les mauvaises herbes. Conclusion ? Cela entraîne une disparition de la banque de graine dans les sols et une monoculture des plus déprimante. Une perspective qui n’enchante pas nos camarades à plumes qui préféreront aller picorer chez votre voisin plus négligent. Les pies, moins exigeantes, en profiteront pour coloniser cet espace, délaissé par les autres oiseaux.
En conclusion, méfiez-vous des conclusions hâtives, des solutions de facilité. La réalité est parfois tout autre. Comme toujours, l’important c’est l’éducation …
Publié par : Owen Meany
à 07:26:51
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6 Commentaires :Commentaire écrit le mardi 3 juin 2003 à 13:45:59 (
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fille
autre exemple que je me rappelle à l'instant: une étude véritable menée par je ne sais plus quel psy pour démontrer ce même 'à cause de...': il y a une grande corrélation positive entre le nombre de viols et la vente de crèmes glacées. CCL: j'accuse Micko pour les viols dans les quartiers chauds?
Commentaire écrit le mardi 3 juin 2003 à 04:55:08 (
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Owen Meany
Sait pas ... tu as un exemple?
Commentaire écrit le mardi 3 juin 2003 à 04:31:13 (
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poulpy
bien intéressante cette rubrique
comme toujours cher owen
tu crois que les pies elle volent aussi les oiseaux qui ils brillent?
Commentaire écrit le mardi 3 juin 2003 à 02:11:10 (
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Owen Meany
Hobby: seulement pendant une courte periode de l'année, le reste du temps, les pies sont super sympas (nos amies les pies, sont nos amies pour la vie!)
Zéro: en effet, pas facile. En ce qui concerne la possibilité d'un facteur declenchant par le film, je suis en partie d'accord même si je reste persuadé qu'une bonne éducation peut empêcher l'eruption de ces pulsions violentes. Moi-même, je sais qu'il y a un monstre tapi à l'intérieur de moi, mais je suis quasi sur qu'il va rester en cage (j'en parlerai dans une future chronique)
De toute façon, comprendre l'individu est quelque chose d'impossible, surtout en s'attaquant à la population. C'est déjà presque impossible sur des animaux simples, alors les hommes ...
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 20:52:39 (
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zero
Point de vue alternatif. Le seul choix du costume suggère extérieurement que c'est «À cause de», sans qu'on sache trop de quoi il en retourne. On peut demander au criminel ce que signifiait pareil choix pour lui. Mais nous dirait-il la vérité, puis connaît-il seulement sa propre vérité sur ce point là ? Si ce n'est pas un crime passionnel, la jeune voisine n'était peut-être que la plus facile cible d'accès immédiat pour lui. Le déguisement me suggère aussi une sorte de dédoublement de personnalité.
Ensuite, l'éducation du type peut trouver prolongement dans le drame du film, dans lequel par exemple il reconnaîtrait plus aisément que d'autres certaines tendances qui gisaient en lui et qui cherchaient à se réveiller, à se stimuler, à s'activer par l'histoire du film jusqu'à faire irruption du virtuel au réel, dans son cas singulier.
Pour l'auteur du film, c'est une autre affaire. Il a pu exprimer des tendances également reconnues en lui, mais il les traite tout autrement que celui qui les visionne et les actualise réellement. On peut se demander si ce spectateur particulier, à cette occasion là, n'a pas perçu le film comme une incitation à réaliser sa pulsion, dans une sorte de mimétisme admiratif du drame reconnu latent en lui, ou même devenu pour lui 'justificateur' de sa pulsion contrariée, au point de vue de son jugement perturbé. D'où l'emprunt du déguisement pour faire comme s'il pouvait tirer du film cette conséquence ultime.
Resterait à se demander ce que l'auteur du film pense ou peut penser d'un tel événement. Mais il n'est pas seul dans la mise en marché du film.
Bref, pas simple d'élucider ce genre de question. Quant aux statistiques, elles n'expliquent pas, elles décrivent des faits observés qui peuvent dériver de multiples facteurs.
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 12:08:06 (
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Hobby Owen Kennedy
Je dis pas que les pies bouffent les autres oiseaux mais par contre elles bouffent quand même les œufs des nids qui sont à leur portée... Un bon blogue ça non ? la recrudescence des corneilles et des pies est-elle liée à la disparition de nos charmants oisillons ?
J’aime pas les pies…
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Quand j’aime un auteur, j’ai envie de tout savoir sur lui : l’origine de sa créativité, la source de ses idées, la part de sa vie qu’il intègre dans son œuvre. Le nouveau roman de Daniel Pennac, Le dictateur et le hamac, fait ça et beaucoup plus.
Ce livre diffère complètement des précédents (principalement ceux de la série des Malaussène). Il se divise en 6 parties, alternant imaginaire et parts de réalités, au point qu’il est difficile de faire la part des choses : « fichez-moi la paix avec votre mélange d’imaginaire et de vécu, vous finirez presque par me faire douter de ma propre existence », se plaint même un des protagonistes dans un dialogue avec son créateur.
Finalement, c’est l’histoire d’un dictateur qui se lasse de son rôle, engage un sosie pour prendre sa place et part assouvir sa passion des voyages (part I). C’est aussi l’histoire de Daniel Pennac, entre le Brésil et la France (part II). C’est l’histoire du sosie du dictateur, aimé par son peuple parce qu’il sait écouter mais qui décide de partir pour les Amériques pour assouvir sa passion pour le tout jeune cinématographe (part III). C’est toujours Pennac qui se pose des questions sur la pertinence de ses décors, sur la psychologie de ses personnage, le tout, confortablement installé dans son hamac (part IV). C’est l’histoire d’une ouvreuse de cinéma, véritable conscience de ce livre (part V), et qui permettra à Pennac de conclure son histoire de sosies ainsi que son livre (part VI). En conclusion, c’est l’histoire de Pennac et de dictateurs qui tentent de fuir leurs destins. Le tout est très poétique, drôle et émouvant.
On retrouve des éléments de la vie de Pennac et les liens avec son œuvre : le Vercors, Belleville, le vin, les roses trémières, etc. Il lui arrive même de nous donner quelques pistes sur sa façon de créer des personnages, sur sa manie de l’idéalisation : « C’est votre péché mignon, l’idéalisation. On vous montre une vieille bonne femme revenue de tout, vous en faites un ange de la nuit … » Comme dans Monsieur Malaussène, on découvre la passion de Pennac pour le cinéma, le vrai, celui des cinéphiles, celui du muet. Ce livre est inspiré et est un hommage au Dictateur de Charlie Chaplin (à ce propos, cela donne une furieuse envie de le revoir), un hommage au cinéma qui bascule du muet au parlant.
De façon beaucoup plus personnelle, ce livre a renforcé mes liens imaginaires avec l’auteur. Il faut savoir que je suis le genre de type à avoir fait un court pèlerinage à Malaucène, ville homonyme du personnage central de l’œuvre de Pennac, simplement pour y prendre un verre en terrasse et m’imprégner du lieu. Alors, quel plaisir de découvrir, au fil de ma lecture, que Pennac et sa femme partagent une même habitude que ma future épouse et moi ! Nous nous faisons la lecture. Tout comme la sœur de Benjamin Malaussène et son docteur, nous lisons dans notre lit ; tout comme Daniel Pennac et sa femme, nous lisons lors des longs trajets en voitures. Ainsi, nous associons certains épisodes de notre vie commune à certains livres.
Conclusion ? Peut-être est un livre pour les fans, peut-être est-ce son livre le plus ambitieux, le plus personnel. Je ne sais pas, mais j’ai aimé. Beaucoup !
Publié par : Owen Meany
à 04:44:34
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3 Commentaires :Commentaire écrit le mardi 3 juin 2003 à 13:48:47 (
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fille
comme je te l'ai déjà dit, j'ai bcp pensé à vous quand il raconte ses voyages en lecture...
quel Daniel, cet Owen quand même!
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 07:07:08 (
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mouette
justement je voulais le lire... je cours l'acheter!
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 04:55:06 (
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poulpy
vivement que je me le lise à moi meme
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Les vacances approchent, et avec elles, la période bénie où l’on peut à loisir dévorer les romans que l’on n’a pas eu le temps de lire au cours de l’année. Mais comment choisir des romans de qualités et ne pas se jeter sur les best sellers américains (Ken Follett et autres John Grisham) ou le dernier Sullitzer ? J’ai peut-être une solution à vous proposer.
Comme le signalait Frank Herbert dans Dune (phrase qui commence aussi le roman, en fait) : « C’est à l’heure du commencement qu’il faut tout particulièrement veiller à ce que les équilibres soient précis ». C’est sur ce principe que je vous avais fait part, dans une précédente critique de film, d’une de mes théories selon laquelle le générique serait un bon indicateur de la qualité d’un film. Cela pourrait se résumer par « Bon générique ne saurait mentir », en d’autres termes, un réalisateur qui soigne son générique ne peut que faire un bon film. Mon idée est que cette théorie peut s’étendre au roman si l’on considère que la première phrase (ou les premières phrases) est au roman ce que le générique est au film.
Prenons quelques exemples : L’étranger d’Albert Camus (« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas »), Une prière pour Owen de John Irving (« Si je suis condamné à me souvenir d’un garçon à la voix déglinguée, ce n’est ni à cause de sa voix, ni parce qu’il fut l’être le plus petit que j’ai jamais connu, ni même parce qu’il fut l’instrument de la mort de ma mère. C’est à lui que je dois de croire en Dieu … », Le couperet de Donald Westlake (« En fait je n’ai encore jamais tué personne, assassiné quelqu’un, supprimé un autre être humain ») ou Lorsque j’étais une œuvre d’art de Eric-Emmanuel Schmitt (« J’ai toujours raté mes suicides. J’ai toujours tout raté, pour être exact : ma vie comme mes suicides. »)
Comment ne pas avoir envie de commencer des livres pareils ? Et on pourrait continuer ainsi avec des centaines d’excellents bouquins. Ainsi, prenez la peine de lire les quelques premières phrases et cela vous évitera de lire des navets comme Cash de Paul-Loup Sullitzer (« LA journée du 7 mai. Ce jour-là, le matin de ce jour-là, je suis à Amsterdam. J’y suis arrivé venant de Londres, je dois en repartir très vite pour Francfort, Allemagne fédérale, où j’ai un autre rendez-vous dans l’après midi. ») Facile de choisir son camp, non ?
Publié par : Owen Meany
à 03:02:21
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6 Commentaires :Commentaire écrit le lundi 22 mars 2004 à 05:39:32 (
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Jaromyl Bogusexcellent principe! C'est comme cela que j'ai découvert pas mal d'auteurs. Et notamment L'épopée du Buveur d'eau précité.
Quand à ton jeu... Ben moi aussi, ça me dit quelque chose...(vol au-dessus d'un nid de coucous? Mon CV dans ta gueule (je ne crois pas...).
A propos des génériques, que l'on pourrait étendre aux incipits, que penses-tu de celui de "Crash" de Cronenberg (orthographe?)
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 04:50:33 (
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poulpy
ouhhh ca me dit kekchose...
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 04:20:01 (
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Owen Meany
"L'épopée d'un buveur d'eau" c'est vrai que c'est choc aussi.
au début, je voulais faire un jeu sur ce principe mais je me suis dit que cela n'amuserait que moi ...
Ils ont décrété que j'étais fou. Ca les arrangeait à l'époque
???
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 04:17:36 (
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poulpy
ainsi que "elle avait parlé de moi a son gynécologue" ....
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 04:04:20 (
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Owen Meany
Tu l'as échangé à la brocante contre une boite de jouet? ;-)
Commentaire écrit le lundi 2 juin 2003 à 03:52:01 (
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Monsieur mister
J'aurais du lire ton blogue avant de me jeter sur "tous mes secrets" par Lorie (ce livre est pour toi, mon amie, et j'espère que tu y trouveras réponse à toutes questions me concernant. Dis bien à ta maman, si elle est un bonne maman gentille, d'acheter mon prochain album. Je t'aime!)