Publi le mardi 23 janvier 2007

[film] cinéma, enfants et écologie

23 01 2007

Quel est le rôle de l’art ?

Cette petite question qui englobe le rôle du cinéma fait partie d’un débat sans fin.

Doit-il secouer les consciences ? divertir ? être esthétique ? faire réfléchir ou rapporter de l’argent ?

Le cinéma est bien entendu capable de faire tout cela, peut-être pas simultanément, mais certains films sont là pour rapporter de l’argent (prendre n’importe quel blockbuster), réfléchir (l’excellent Babel en est un bon exemple), être esthétique (les films des frères Coen) et même secouer quelque consciences.

Ainsi certains films se veulent porteur d’un message et les enfants sont certainement le meilleur public cible si votre objectif est de faire changer les choses, ce sont eux qui sont porteur de graines du changement de demain.

Cela les réalisateurs et producteurs l’ont bien compris et c’est pourquoi, depuis quelques années, on assiste à une recrudescence de films pour enfants avec un message écologique.

Bien entendu, l’impact destructeur de l’homme sur la nature est une préoccupation aussi vieille que le cinéma lui-même mais du chemin a été parcouru depuis Frankenstein ou encore La créature du lagon noir dans lequel on voyait une scientifique jeter négligemment une cigarette dans les eaux cristallines d’un lagon amazonien. La crainte associée aux changements climatiques si visible aujourd’hui entraîne une recrudescence de films à messages destinés à la jeunesse : Ice age (1&2), Over the edge, La marche de l’empereur, Le monde de Némo, Happy feet, etc.

On notera cependant le retard du cinéma occidental puisque le thème de l’écologie fait partie intégrante du cinéma japonais. Le génial Miyazaki a déjà exploité le thème de la revanche de la nature sous différentes formes, par exemple dans le très réussi Princesse Mononoke.

Si tous ne semblent pas atteindre le but (Le monde de Némo a entraîné une recrudescence de la vente de poissons clowns plutôt que le contraire, quelle ironie), certains sont utilisés par les activistes écologiques pour supporter leurs actions.

Ainsi, certains défenseurs de la nature surfent sur le succès de films comme Happy feet ou La marche de l’empereur et la pingouinmania qui s’ensuit pour sensibiliser le grand public aux problèmes de surpeche et de changements climatiques ainsi que pour appuyer leurs demandes auprès des politiques. Ainsi, le ‘Centre for Biological Diversity’ a demandé la protection d’une douzaine d’espèces de pingouins suite à la sortie de ces films.

Finalement, la meilleure façon de changer les esprits n’est-elle pas de divertir ?