[musique] There can be only One
01 03 2007
Un des groupes de Métal ayant eu le plus de succès commercial (au grand dam des fans de la première heure qui n’ont toujours pas digérer ce qui sera appelé plus tard le " black album-incident ") et le plus connu hors des sphères du mouvement Métal est certainement Metallica. Metallica a connu un succès planétaire et est un des rares groupes de Métal a avoir réussi le passage aux années 90 (ce point est largement discutable mais on doit leur reconnaître une régularité sans faille et de réel talents de musiciens). -- Sur leur quatrième album " … And justice for all " en 1989 (devenu rapidement plusieurs fois disques de platine), sur la quatrième piste, vous trouverez un ovni de la culture Métal et l’une des chansons les plus potentiellement déprimantes de l’histoire de la musique : " One ". " One " est le second single du groupe et sera un de ses plus grand succès. Le morceau offrira au groupe son premier Grammy Award en 1990 (Best Metal Performance) et pas un adolescent boutonneux qui ne s’essaye aux premiers accords sur son Aria toute pourrie dans le garage de ses parents (et qui s’étonne d’être encore puceau… oui c’est du vécu). Le morceau a même été repris de nombreuses fois, que ce soit comme un hommage par la nouvelle vague (par exemple Korn et le Nu-Métal) soit comme une récupération. Musicalement, c’est un mélange de style, une succession de changements de rythme qui culmine par une explosion rageuse, Lars se déchaînant sur sa batterie comme s’il venait de découvrir l’existence de Napser, et qui reste ce que le groupe fait de mieux : nous exploser la tête ! Les solos y sont démentiels et considérés par beaucoup comme des classiques du genre (" One " a été classé 7e dans la catégorie " meilleur solo " par les lecteurs de Guitar world). -- Mais pourquoi " One " est-il déprimant ? L’histoire de la chanson déprimante prend ses sources dans la Grèce Antique. En 700 avant l’âne et le bœuf, un chanteur fainéant du nom de Homère a réellement lancé le genre. Il n’a écrit que deux morceaux : " L’Iliade " et " L’Odyssée " mais il faut savoir que lorsqu’il jouait un de ces morceaux sur scènes, cela prenait plus de 3 jours pleins, de quoi foutre le cafard au plus résistant ! Par la suite, la chanson déprimante a évolué vers un raccourcissement (quelques minutes) et s’est divisée en plusieurs catégories. En effet, un morceau peut-être déprimant par sa bêtise, sa mauvaise qualité ou encore l’histoire qu’il raconte. " One " est dans cette dernière catégorie ! " I can’t remember anything Can’t tell if it’s true or dream Deep down inside I feel to scream This terrible silence stops me " Il y a plus rigolo comme entrée en matière ! Une des critiques les plus naïves du grand public concernant le Métal, c’est ses liens ambigu (ou pas) avec le culte du diable et de Satan. Pour le quidam, les groupes de Métal sont des prêtres du mal qui se plongent dans " La neuvième porte " pour écrire des chansons qui pervertissent la jeunesse et induisent la violence. " One " en est un parfait contre exemple. Si lorsqu’en novembre 1987 James Hetfield et son comparse Lars Ulrich s’était inspiré du " Nécronomicon " pour composer cette chanson, elle aurait sans doute été plus joyeuse. Mais ils ont plutôt choisis de rendre hommage au roman écrit par Dalton Trumbo en 1939 " Johnny got his gun " (cassant dans la foulée le cliché du métalleux analphabète) et ont même acheté les droits du film écrit et réalisé par l’auteur en 1971 pour pouvoir en intégrer des images dans leur premier clip (déclenchant au passage un nuée de protestation chez les fans voyant dans ce clip une trahison des idéaux non-promotionnels affichés originellement par le groupe… et complètement oublié par la suite… " St Anger " priez pour eux). Ce livre et ce film (et par extension, cette chanson), relatent à la première personne l’horreur d’un soldat, Joe Bonham, qui lors de la première guerre mondiale explose sur une mine dans une tranchée et se retrouve prisonnier de son corps sans pouvoir utiliser aucun de ses 5 sens (lançant ou pas le débat sur l’acharnement thérapeutique): " Landmine has taken my sight Taken my speech Taken my hearing Taken my arms Taken my legs Taken my soul Left me with life in hell " Or, s’il est quelque chose de plus déprimant que d’être dans cet état, c’est bien de lire, voir ou écouter sur le sujet. (1) Cette description ainsi que l’idée de ce petit texte est tiré de " I hate myself and want to die ", un livre inintéressant de Tom Reynolds, mais qui contient néanmoins quelques passages amusants
Permalien
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