Publi le dimanche 04 mars 2007

[Humeur] Le sens de la vie – part 1

04 03 2007

Comme je suis quelqu’un de très occupé, j’ai décidé d’en finir une bonne fois pour toute avec les problèmes philosophiques. Je vous propose donc ci-dessous une version courte (tout est relatif, comme me le faisait encore remarquer l’autre jour ma voisine de palier en langage des signes… oui je fais de la plongée) de mes réflexions philosophico(s)miques avec à la clé : la démonstration ultime de la non-existence de Dieu, une prière pour le hasard qui est ce qui se rapproche le plus de Dieu, une réponse claire et précise à la grande question sur La vie, l’univers et le reste et enfin le sens de la vie !

Ce petit texte qui va mettre fin à la philosophie en moins de 10 pages (et réaffecter les philosophes a des tâches plus utiles à la société comme la dératisation ou le vidage des fosses sceptiques, dans la foulée diminuer nos impots dont une partie sert à financer ces fainéants) et sera proposé sur ce blogue en 3 parties (première partie aujourd’hui et suite les deux jours suivants).

Sachez que si l’ensemble est aussi idiot qu’absurde, c’est soit par que l’auteur est lui-même idiot et absurde, soit c’est la réponse que vous cherchiez depuis si longtemps.

  1. Une petite partie de dés avec Dieu

Note préliminaire : si vous êtes pressé mais que vous avez néanmoins, pour une obscure raison, envie de savoir de quoi parle ce texte (je vais quand même vous y révéler rien de moins que le sens de la vie…), vous pouvez ne lire que les paragraphes précédés d’un (*), le reste n’est que digression par un esprit dérangé et passablement alcoolique.

Etre un génie ne met malheureusement pas à l’abri de dire des bêtises grosses comme son cerveau (en plus, il n’y a aucune corrélation entre intelligence et la taille du cerveau, ce qui ajoute à la confusion). Ainsi, Einstein aurait mieux fait d’écrire une lettre de plus à sa maîtresse le jour où il a dit : " Dieu ne joue pas aux dés ".

Par cette phrase, lui qui avait dans sa jeunesse donné un coup de pied au cul de la physique de son temps, montrait les limites de son génie puisqu’il refusait en bloc la nouvelle révolution mise en place par quelques brillants esprits comme Heinsenberg : la physique quantique.

Cette phrase qui sonne pourtant très bien (pour preuve, je vous invite à la placer au prochain cocktail chez l’ambassadeur et vous verrez les têtes acquiescer d’un air grave et la fille de l’ambassadeur passer sa langue sur ses lèvres d’un air gourmand en vous dévisageant outrageusement), est pourtant fausse sur de nombreux points.

D’une part, Dieu n’existe pas comme cela a été clairement démontré par l’improbable existence du poisson Babel (consulter votre Guide Galactique). Ce poisson est en effet tellement parfait que le fait qu’il puisse être apparu par chance est tellement faible que cela en est presque impossible. Dès lors, selon les préceptes de l’Intelligent Design, son existence ne peut-être que l’œuvre de Dieu et prouve par conséquence son inexistence ! En effet, pour laisser à l’homme la possibilité de douter (ce qui est l’essence même de toute foi), Dieu ne peut en aucun cas laisser la moindre preuve formelle de son existence. Dès lors, toute preuve de son existence (comme les magnifiques adaptations observées dans la nature) sont donc des preuves de sa non-existence.

Ensuite, s’il n’existe pas, Dieu n’en joue pas moins au dés en compagnie de Tyché, la belle océanide. Et il perd gros ! En effet, Tyché (ou Fortune chez les romains), la divinité de la fortune, de la prospérité et de la destinée n’arrête pas tricher (Dieu lui doit d’ailleurs quelques milliards de dollars et risque de se faire casser les deux jambes par Oceanus, le père de Tyché qui fait fortune à l’Olympe en tant que prêteur sur gage). Et franchement, ce n’est pas très malin de jouer aux dés avec celle qui passe son temps à foutre le bordel dans l’univers sacrifiant tout espoir aux pauvres humains que nous sommes de pouvoir faire une prédiction digne de ce nom ! Moi je dis, Dieu il est peut-être le créateur de l’univers mais il n’est pas très perspicace. Jamais je ne jouerais au dés avec une bonne femme capable de se tenir en équilibre sur une roue les yeux bandés tout en tenant à la main une corne d’abondance. Mais bon, ce que j’en dis…

Bref (le mot est probablement mal choisit pour décrire le paragraphe ci-dessus : 468 mots juste pour faire passer l’idée que certaines choses échappent totalement à toutes probabilité ou prévision, on a connu mieux comme brièveté).

(*) Certaines choses échappent totalement à toute probabilité ou prévision.

Mais les êtres humains sont des êtres têtus. Et ils aiment plus les belles idées, l’ordre et la classification que les explications plus simples !

Pourquoi les Inuits se font-ils chier à trouver plusieurs mots pour décrire cette chose froide et humide qu’est la neige ? Pourquoi une peuplade perdue au fin fond de la Papouasie et qui ferait mieux de réfléchir aux droits de l’homme possède t’elle dans sa langue un nom pour chacun des dizaines d’oiseaux qui habitent leurs forêts ? Les exemples sont innombrables.

Alors accepter l’idée que le hasard gouverne notre destinée ! Et puis quoi encore ?

Pourtant le hasard est partout !

(*) Les choses les plus improbables arrivent tous les jours, mais échappent à notre attention.

Par exemple, quelle est la chance si vous jouez au bridge (d’ailleurs qu’elle est la probabilité de jouer au bridge, je vous le demande un peu…), d’obtenir dans votre mains les 14 cartes d’une même couleur ? Une chance sur… euuuhh… enfin c’est hautement improbable. C’est tellement improbable que cela n’a jamais été observé dans les annales du bridge.

Mais où veut-il en venir ?

Cette probabilité, si faible qu’elle en est pratiquement impossible, est exactement la même que celle de n’importe quelle main au bridge. Ainsi, si vous distribuez un paquet de 52 cartes entre 4 joueurs, chacun se retrouve avec dans les mains, un jeu dont la probabilité d’existence est si faible que cela en est ridicule et qui par conséquent ne devrait pas exister !

(*) Le monde dans lequel nous vivons n’est pas que probabiliste et nous devons accepter l’idée que l’improbable le plus absolu est notre quotidien.

Autre exemple. Il est communément accepté que toutes les espèces vivants sur terre sont le produit d’une lente évolution qui a débuté il y a de cela plusieurs milliards d’années par l’apparition de la première cellule vivante suite à un hasard à faire pleurer un joueur de bridge. C’est ce qu’on appelle l’évolution, un concept qui a été formalisé par un certain Darwin. Mais plus de 150 ans plus tard, si de nombreuses théories existent pour tenter d’expliquer comment cette cellule a fait pour évoluer et donner naissance à Michael Jackson, aucune n’est vraiment satisfaisante.

Par exemple, la théorie de la sélection naturelle est une idée très séduisante : le riche, grand, beau, fort et en bonne santé à plus de chance d’engrosser une minette que le pauvre, petit, laid, minable et malade (quoi que, comme le disait ma grand-mère qui est un peu philosophe, " chaque pot à son couvercle ", rendant ainsi obsolète 2 siècles de recherches scientifiques). Mais là encore, c’est négliger la toute puissance du hasard !

Si par malchance (ou chance, tout est question de point de vue), le riche, grand, beau, fort et en bonne santé se fait écraser par une enclume (tombée par exemple d’un avion), le pauvre, petit, laid, minable et malade aura toute les chances de consoler la veuve et de profiter ainsi honteusement de la situation (qui l’en blâmerait ?) Et si certains y verront le signe de la justice cosmique, qu’on ne me parle pas de sélection naturelle !

Mais n’est-ce pas ce qui nous rend libre, justement ?

(*) Cette non-nécessité n’est-elle pas une " attribut caractéristique de la liberté ",

comme le soulignait Leibniz avant de se lancer dans la création de cube de bouillon (quoi ? c’est Liebig ? Par grave, on coupera au montage).

Attention, cela ne veut pas dire que l’improbable est toujours possible ! Certaines choses sont destinées à ne jamais être vues (l’exemple le plus scientifique étant : un lundi au soleil). Contrairement à ce que pensaient les grands savants Shadock, aucun ouragan passant sur un tas de pièces détachées ne donnera naissance à un vaisseau spatial ! Vous pouvez laisser des centaines de singes taper sur des centaines de machines à écrire, jamais cela ne donnera naissance à un texte de William Shakespeare (vous pouvez espérer au mieux : " être ou ne pas être, telle est l’équation ", ce qui est totalement idiot). Mieux vaut laisser les macaques devenir ceinture noire de karaté (enfin, je me comprends).

(*) " Tout dans l’univers est le fruit du hasard et de la nécessité ", écrivait Democrite. Peut-être est-il temps d’accepter le fait que finalement notre présence sur terre n’est qu’un terrible malentendu !

(SUITE DEMAIN !)