Publié le vendredi 23 mars 2007

[art/science] Dali’s park

23 03 2007

Quiconque s’est aventuré dans l’incroyable musée Dali à Figueras ne pourra nier qu’il fut l’un des esprits les plus créatifs de notre temps. Il a mis son esprit créatif au service de nombreuses disciplines et surtout à utilisé brillamment la science aussi bien comme sujet que comme outils.

Par exemple, la molécule d’ADN dont la structure a été décodée en 1953 par Crick et Watson, était déjà représentée dans des peintures surréaliste de Dali seulement quelques années plus tard (voir par exemple, ci dessous, son Paysage aux papillons en 1957).

Aujourd’hui, la science lui retourne la politesse et un chercheur passionné s’est mis en tête de retrouver l’ADN de Dali.

Michael Rieders est un toxicologiste américain mais avant tout un fan de Dali depuis sa plus tendre enfance.

Rècemment, il s’est mis en tête de trouver l’ADN du maître décédé en 1989. Pour cela, divers objets ayant appartenu à Dali ont été mis à sa disposition : un chapeau, des lunettes, une moustache, même une lunette de cabinet. Mais c’est finalement les tubes du respirateurs nasal qui ont été utilisés lors du passage de Dali à l’hôpital en 1984 suite à l’incendie de son château en Espagne qui ont offert la piste la plus prometteuse.

Rieders en a extrait de l’ADN provenant d’une seule et même personne. Sachant que les tubes ont été scellés et marqués par une infirmière et un docteur, il est raisonnable de penser qu’il s’agit de celui de Dali (sans pour autant que cela soit une certitude absolue).

So what ?, me direz-vous !

Quel peut bien être l’intérêt d’obtenir l’ADN de Salvatore Dali ?

La première application est purement pratique. Cette ADN, qui a été envoyé à la fondation Dali ainsi qu’à plusieurs musées, pourrait être utilisé pour authentifier certaines œuvres non signées et attribuée au maître (et ainsi limiter l’exploitation commerciale de certaines œuvres à l’origine douteuse).

La technique devrait être testée sur L’escargot et l’ange, une toile incontestablement réalisée par Dali et dont une tache serait des résidus de son sperme.

La seconde application est plus risquée. Certains aimeraient traquer l’origine de sa créativité dans ses gènes, cherchant des traces d’éventuelles maladies mentales (schizophrénie ou dépression bipolaire) qui sont souvent associées à la créativité extrême.

La dernière application raelienne pourrait être le clonage puisque Dali est mort sans laisser de descendant. Mais si un jour la technique devient disponible, mon petit doigt me dit que cela ne pourrait que mener à une déception. J’ai quelques doutes dans le fait que le génie créatif ne réside que dans ce triste assemblage de nucléotide !





1 Commentaire :

Commentaire écrit le vendredi 23 mars 2007 à 13:41:51 (lien)
alainx - http://www.alainx.blogspot.com/
Je connais un artiste (qui a une certaine notoriété dans le petit milieu de la peinture) dont je tairai le nom évidemment, et qui éjacule sur chacun de ses tableaux...
Finalement il est en avance sur les nouveaux procédés d'authentification...
Il faudra que je pense à le lui dire.


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