Publi le mercredi 28 mars 2007

[film] The toxic avenger

28 03 2007

Je suis un explorateur et un collectionneur. Ces deux traits de ma personnalité font que quand cela touche au domaine du cinéma je suis prêt à toutes les expériences et surtout que j’ai une sale tendance à accumuler des films dont je n’ai entendu parler ni d’Eve, ni d’Adam, pour d’éventuelles périodes de disettes.


Ces travers sont exacerbés lorsque je tombe sur des gens comme moi.

Un passage chez monsieur Chuck.Nhorus (dont vous pouvez lire l’intéressante prose sur http://chucknhorus.reisgen.be/) et je me retrouve tel un éléphant amateur de destruction introduit dans un magasin de porcelaine de chine ! Il a une telle collection de film et de séries que je ne sais pas par où commencer et j’envisage sérieusement d’aller passer mes prochaines vacances chez lui !

Je me suis retrouvé dans une situation semblable lors d’un passage éclair à Paris et quelques nuits passé chez monsieur et madame Costes. Ces deux discrets passionnés de cinéma possèdent une collection à la mesure de leur culture cinématographique et le temps d’une après-midi, je me suis retrouvé à accumuler une série impressionnante de films selon le rituel suivant :

  • EUX : " Tu connais XXX ? " (1)
  • MOI :non… "
  • EUX : " tu dois voir absolument !!! "

Et pan, il me mettait un film dans les pattes.

Depuis, j’explore au petit bonheur la chance et c’est ainsi, que mon regard innocent est tombé sur Citizen Toxie : The toxic avenger IV.

Et je n’ai qu’une chose à dire : oh… mon… Dieu !

La façon la plus simple de décrire Citizen Toxie est de dire qu’il pourrait s’agir d’un épisode de South Park poussé à l’extrême et tourné en film. La réalisation est approximative, le scénario est (sciemment) bourré d’incohérence, les acteurs sont très moyens, c’est pipi-caca, cru, gratuitement violent et gore, bête et méchant, vulgaire, et j’en passe et des meilleures.

Pourtant, c’est incontestablement drôle et derrière la stupidité et l’anarchisme affiché se cache de réelles graines de grandeurs et de vraies idées intelligentes. Une forme d’hyper-ironie qui cache une réelle intelligence créatrice.

Mais pour arriver à ce niveau, il faut une combinaison d’ouverture d’esprit et d’indulgence qui n’est pas à la portée de tous. Une sorte de paradoxe ultime puisque ce nanar volontaire et ultra-simpliste est alors réservé à une élite, ce qui pourrait expliquer son succès !

Il faut quand même savoir qu’au delà du navet, ce film fait l’objet d’un véritable culte depuis la sortie du premier volet en 1985. Outre ses 3 suites, le personnage de Toxie a été décliné à toutes les sauces : une série animée (The toxic crusaders) télévisée, un comics (produit par Marvel), un roman et même une allusion dans un épisode des Tiny Toons (Plucky devient le Toxic Revenger pour lutter contre la pollution).

Ces films sont d’ailleurs devenu la référence dans le catalogue de la maison de production Troma, spécialisée dans les films de séries B, mais se proposant comme une réelle alternative au cinéma hollywoodien au moyen de production réellement indépendantes, anarchiques et parfois créatives et surprenantes.

Au niveau de l’histoire, tout est résumé dans les 30 premières secondes du film. Melvin Junko, un homme de ménage gringalet qui travaille dans le club de gym de Tromaville, est sujet à toutes les moqueries. Un jour, suite à une plaisanterie qui tourne mal, il tombe en collant et en tutu, armé de son fidèle balais, dans un fut contenant des produits hautement toxiques.

Il se transforme alors en une créature hideuse à la force surhumaine, le toxic avenger (Toxie, pour les intimes), et connaîtra enfin l’amour de ses semblables en défendant à grand coup de force bestiale et sanglante, la veuve et l’orphelin. Il est accompagnés par une série de personnages secondaires que la décence m’empêche de décrire ici.

Dans le quatrième volet (qui fait suite à The toxic avenger I et II, et The last temptation of Toxie), une explosion dans une école pour enfants retardés projete Toxie dans une autre dimension. Il se retrouve alors à Amortville, antithèse de Tromaville et est remplacé par son double maléfique.

Pour être tout à fait honnête, je ne conseillerais ce film a personne (ou alors à certains individus triés sur le volet) sous peine d’être catalogué psychopathe. Difficile de justifier un tel personnage, caricature du super héros, et de tels films. Pourtant, ceux qui gouttent à la forme la plus extrême d’ironie et qui ont l’estomac bien accroché apprécieront (oui, Chuck.Nhorus, je parle de toi !)

(1) Tiens, une note, cela faisait longtemps. Juste pour signaler que XXX est utilisé ici comme terme générique pour un film qui m’était inconnu et que cela n’a rien à voir avec le film avec Vin Diesel et encore moi d’éventuels films à caractère pornographique.





3 Commentaires :

Commentaire crit le jeudi 29 mars 2007 à 11:28:08 (lien)
Chuck Nhorus - http://chucknhorus.reisgen.be
Wouhouuuuu !

\o/


Commentaire crit le mercredi 28 mars 2007 à 10:37:06 (lien)
owen
je te copierai le 4

Bonne chance :D


Commentaire crit le mercredi 28 mars 2007 à 07:44:06 (lien)
Chuck Nhorus - http://chucknhorus.reisgen.be
Toxic Avenger, il y avait bien longtemps que je n'avais plus entendu ce nom...et ça fait bien plaisir d'apprendre qu'il y a eu, au total, quatre épisodes car je n'ai vu que les deux premiers. C'était l'époque de Street Trash, Maniac Cop et companie, une époque magnifique pour les nanars qui a vu la naissance de grands, très grands réalisateurs (Sam Raimi avec la trilogie Evil Dead et Peter Jackson avec Bad Taste et Braindead qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie)

Le bon vieux temps quoi


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