[humeur] Owen Fink
12 04 2007
Je ne cesse de le crier sur ces pages à la manière d’une grand-mère radoteuse : je suis un scientifique qui rêve de devenir écrivain. Ce blogue est une des expressions de cette douce frustration. Ainsi, si je suis conscient de mes limites, aussi bien en terme de potentialité, de talent ou d’opportunités, cela n’entache en rien mon enthousiasme. Depuis 4 ans, j’écris des petites chroniques pour ce blogue, je me suis lancé dans la rédaction de nouvelles dont j’ai envoyé deux manuscrits à des concours, je poste mes textes sur divers sites communautaires, etc. Plus récemment, j’ai fait une belle rencontre avec un individu d’un rare enthousiasme. Un de ces fous qui se lance à corps perdu, armé de détermination, de talent et de positivisme contagieux dans cette voie ténébreuse est plus qu’incertaine qu’est le cinéma en Belgique. Scénariste, réalisateur producteur, monteur, il possède plus d’une corde à son arc et à déjà quelques petites réalisations prometteuses à son palmarès (voir par exemple, le court métrage intitulé ‘42’ écrit en 1 jour et filmé en 3 :
Nous découvrant des points communs, nous avons décidés de nous associer autour d’un projet : l’écriture d’un scénario de court-métrage.
Ces dernières semaines, nous avons passé des moments surréalistes à discuter sur msn, à s’échanger idées et versions évolutives de notre histoire pour finalement arriver à boucler notre scénario provisoirement intitulé " Mais qu’est-ce que tu attends ? ".
Il s’agit d’une histoire entre rêve et fiction, l’histoire d’un anonyme qui se voit offrir une chance mais qui dans sa mesquine médiocrité l’utilise à mauvais escient et finit par tout gâcher. Une histoire sombre, métaphorique et ambitieuse, qui de est marquée du seau de mon innocence et mon ignorance des règles et des standard du genre.
Pour la première fois de ma vie, je viens de signer un contrat, une " CONVENTION DE COLLABORATION A L'ECRITURE DE SCENARIO ", qui donne à cette expérience un petit parfum de professionnalisme qui me fait frissonner de plaisir. Le scénario sera bientôt déposé à la SABAM et envoyé à différents acteurs pour essayer de titiller leur intérêt (le nom de Josiane Balasko a fait apparition dans les conversations).
L’avenir nous dira si ce scénario verra le jour, mais je suis content de l’avoir écrit. Cette expérience a été enrichissante, formatrice (règles d’écritures et surtout la création sous les contraintes pratiques et financières d’un film à petit budget) et nous parlons en ce moment de la possibilité de nous associer à nouveau pour un projet beaucoup plus ambitieux qui fait bouillonner mes neurones : l’écriture d’un long métrage.
Une de ces belles rencontres qui donne à celui qui est animé par le plaisir de l’écriture sans être dévoré par l’ambition, ni limité par le besoin d’argent, l’occasion de jouer à l’artiste !
A suivre…
Publié par : Owen Meany à 02:29:11Permalien
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