Publié le mardi 17 avril 2007

[TV] X-files, saison 2

17 04 2007

tu tu tu tu ti tuuuuuuu

N’écoutant que mon courage, j’ai continué mon voyage au delà du réel en compagnie de Dana Scully et Fox Mulder en enchaînant directement sur la seconde saison après la vision d’une première saison rafraîchissante.

Il faut dire que la première saison se termine sur un événement choc : la fermeture des affaires non-classées, les X-files, et la dissolution de l’équipe Scully-Mulder, laissant en suspend de nombreuses questions telles que " Comment les seins de Scully arrivent-ils à défier la gravité " (1) ou " Comment David Duchovny a-t-il fait pour devenir acteur avec si peu de talent ? " (2)

Cette seconde saison est particulièrement décevante et n’offre même pas la satisfaction d’une fin de saison digne de ce nom.

Pourtant cela commençait bien !

Les fans attendaient avec impatience de savoir comment les X-files allaient être ré-ouverts.

Dans les premiers épisodes, on découvre un Fox Mulder qui a perdu la foi (ce qui dans le jeu d’acteur de David Duchovny se traduit par la disparition des lueurs de malice qu’il arrivait à glisser dans son jeu) et se morfond dans des tâches subalterne. Il remplace Scully dans le besoin de recherche de preuves, il doute même de ce qu’il a vu, tout en continuant à subir ses obsessions et à subir le même cauchemar de l’enlèvement de sa sœur (dans une version différente de celle de la saison 1).

De son côté, Scully est également rongée par l’ennui et pour des raisons que l’on devine plus personnelle, souffre également de la dissolution de l’équipe. Elle est prête à tout pour reformer cette équipe et redonner la foi à son partenaire.

Le début de saison est magnifique.

Les épisodes quittent le carcan " 1 épisode, 1 histoire " pour avancer dans l’histoire générale : les complots schizophréniques du gouvernement, les extra-terrestres, les X-files, le rapprochement affectif entre les deux coéquipiers, etc. La série prend alors une autre dimension.

Et puis, suite à l’épisode clé du retour de Scully (et le retour du congé de maternité de Gillian Anderson), la série fait un brusque bond en arrière. On retrouve le format plat d’une histoire par épisode et on se demande si le scénariste n’est pas resté à la maison pour prendre soin du bébé de Scully !

Au fil de la saison, les épisodes sombrent de plus en plus dans la facilité et le ridicule (pour culminer avec l’épisode sur les monstres de foire), ne nous offrant même pas la satisfaction d’une fin de saison digne de ce nom puisqu’elle se clôture sur un épisode comme les autres. Si Fox retrouve la foi vers la fin, David Duchovny semble pourtant avoir oublié comment jouer l’enthousiasme (espérons qu’il profitera de ses vacances avant le début de la saison 3 pour prendre quelques cours de comédie) et c’est Gillian Anderson, plus humaine, plus encline à accepter les hypothèses alternatives, qui devient réellement le pilier de la série.

Suite à cette seconde saison peu convainquante, je sens que de l’eau va couler sous les ponts avant que je n’attaque la suite !

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  1. C’est particulièrement évident dans l’épisode du retour de Scully, lorsqu’elle est étendue sur une table, ses énormes seins dus à la grossesse qui l’avait écartée provisoirement des plateaux tendu vers le ciel dans une forme totalement anormale. Faut-il y voir un effet secondaire de ces épaulettes qui ornent systématiquement ses tailleurs ?
  2. Dans cette seconde saison, Fox mériterait l’oscar du pire acteur de l’année pour une scène particulièrement risible dans laquelle il doit jouer la douleur et annoncer à son père qu’il a (encore) perdu sa sœur.