Publi le lundi 7 janvier 2008

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07 01 2008

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- Avec Kevin ? Bien des soucis… Tu sais, ma bonne Jeanine, on n’a jamais eu que des ennuis avec celui-là. C’est bizarre, tu as deux enfants, tu les élèves tous les deux de la même manière et va savoir pourquoi, il y en a un qui tourne mal. (…) Dès la première seconde il m’a causé du soucis !

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- Oui ! Regarde, pour Katia, un accouchement sans soucis et sans douleur. Je suis rentrée à l’hôpital avec seulement quelques contractions et 4 heures plus tard, le petit ange était là. Je suis sortie de la salle d’accouchement sur mes deux jambes et trois jours plus tard, je passais l’aspirateur comme si de rien n’était pendant qu’elle faisait de doux rêve. Pour l’autre, cela a été une autre histoire ! Voilà y pas qu’il ne veut pas sortir et que 3 semaines après la date prévue, on doit provoquer l’accouchement !

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- M’en parle pas, j’ai encore mal rien que d’y penser ! Quatre jours ! Le travail à duré quatre jours et quand enfin il se décide à montrer le bout de son né, il arrive tellement vite qu’on n’a pas le temps de me faire une péridurale ! Il m’a déchiré de partout le petit saligaud. Je n’ai pas pu marché pendant 1 semaine et j’ai eu mal à ma… enfin à mes parties intimes pendant un an ! C’est Robert qui devenait fou ! Plus moyen de faire l’amour ! Déjà qu’en temps normal ce n’est pas folichon mais là je ne pouvais vraiment pas ! Le pauvre, Robert. Il revenait bourré comme un coin tous les soirs avec des idées folles dans la tête ! Voilà y pas qu’il voulait que je lui fasse des petits plaisirs ! Tu sais… avec la bouche.

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- Ah bon ? Tu fais cela avec Richard ? Moi pas question. Cela me dégoutte. Cette chose mole dans ma bouche, cela me donne envie de vomir ! Alors je veux bien faire un effort pour son anniversaire mais pas question que cela devienne une habitude. Mais je suis sur que c’était des mauvais plans de ses copains de bistrots. Où j’en étais ?

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- Ah oui, Kevin. Un enfant difficile ! Déjà qu’il ressemblait à ma belle-mère. Robert avait beau dire que c’était impossible, que c’était sa grand-mère par alliance, enfin mésalliance si tu vois ce que je veux dire, mais la ressemblance était là, je n’invente rien. Bref, on rentre a peine à la maison qu’il se met à faire du sang. Nous voilà bon pour reprendre le bus pour l’hôpital ! J’ai du laisser Katia chez ma belle-mère. Heureusement, c’est un ange.

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- Pourquoi ? Tu n’imagineras jamais ce qu’il nous avait trouvé. Voilà y pas qu’il était allergique au lait de vache ! Une fortune il nous a coûté et je n’ai pas pu boire de lait ni manger de fromage pendant 6 mois ! Enfin, entre toi et moi, je mangeais bien un petit morceau de camembert en cachette de temps en temps. Après tout, ce n’est pas un peu de sang dans le caca qui allait le tuer ! Et il pleurait, il pleurait ! Mais bon, je savais que c’était du caprice et je laissais faire. Non mais !

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- Oh oui, il est encore allergique au lait. Mais pas question de que je change les habitudes de tout le monde à la maison pour lui, il n’avait qu’a de débrouiller. Si je devais commencer à faire quelque chose pour chacun, je ne m’en serait plus sortie. Faut être réaliste, pas vrai ? Puis il est encore là que je sache. Tu sais ce que je pense ? Il faisait tout cela pour faire son intéressant ! Il a toujours fallu qu’il essaye de faire le malin. Regarde où cela l’a mené aujourd’hui !

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- Tu trouves ? Tu es bien gentille ! Non, heureusement que ma petite princesse, mon petit rayon de soleil a réussi dans la vie. Cela me console de savoir qu’elle a trouvé un bon mari avec une belle situation et qu’elle s’occupe de leurs trois beaux enfants. Tiens, l’autre jour elle me téléphone en larme parce qu’elle avait reçu une petite claque. " Qu’est-ce que tu as encore fait ? ", que je lui dis ? Elle a le chic pour énerver son mari. J’ai du lui remettre les idées en place. Pas question qu’elle nous gâche un bon mariage rentable pour des broutilles. (…) Parce que ce n’est pas Kevin qui va me donner des petits enfants.

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- Ne fais pas comme si tu ne savais pas ! C’est dans tous ces magazines et je sais que les gens causent ! Quel honte, ma pauvre Jeanine ! Voilà y pas que quand il rentre de son voyage scolaire en Angleterre, on découvre qu’il a rencontré quelqu’un là-bas avec qui il échange des lettres d’amour ! Une anglaise, cela faisait bien rire Robert : " à nous les petites anglaise ", comme il disait en rigolant. Puis je découvre que la personne en question s’appelle Michael ! Là on a moins rigolé ! " Maman, je suis homosexuel ", qu’il me dit. Je n’ai jamais autant pleuré de ma vie ! Quel malheur ! J’ai demandé au docteur Delescaille de le faire soigner mais il m’a dit que ce n’était pas une maladie.

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- Oui… mais on a quand même changé de médecin !

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- Et un cancre en plus ! Alors que sa sœur s’en sortait avec son diplôme de coiffeuse en poche, non qu’elle en ait jamais eu besoin, avec son Gérard qui gagne de l’or en barre dans les assurances, mais c’est toujours bon d’avoir un diplôme non ? Mais Kevin ? Un nul. En plus, ses professeurs qui ne faisaient rien !

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- Tu sais j’aurais du le changer d’école ! Il avait des notes minables en math et ses professeurs me disaient que c’était parce qu’il s’ennuyait, qu’il avait une sensibilité artistique. Ahhh l’éducation moderne et les psychologues. De mon temps, on appelait un chat un chat et un cancre un cancre. Ils voulaient que je l’inscrive dans une école de musique. " La musique, cela ne nourrit pas son homme ", que je leurs ai dit. Moi je dis qu’ils lui ont pourri la tête avec leurs idées idiotes.

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- Oh oui, il faisait déjà un raffut du tonnerre ! Il avait reçu une guitare électrice d’un de ses " amis ". Dieu sait quelles horreurs ils avaient fait pour cela. Brrr. Jésus Marie Joseph. Combien de foi je lui ai dit de la mettre en sourdine et d’arrêter son tintamarre. " Mais maman, il faut que je répète. " Répéter quoi ? De la musique, ça ? Du bruit oui !

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- Vous dites des bêtises ! C’est le monde qui devient fou ! Il suffit de voir toute cette violence, toute cette misère ! Et ce n’est pas seulement à cause de tous ces étrangers ! Et cette chose qu’ils appellent musique, juste bon pour les dégénérés, oui ! Et vous avez vous comment il s’habille maintenant ? Cela ne ressemble à rien. Quelle honte, Jeanine, quelle honte !

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- Je lui avais dit à l’époque : " Tant que tu seras sous mon toi, tu feras ce que je te dirai ! Tu t’habilleras correctement et tu vas te trouver un travail respectable. Saltimbanque ce n’est pas une vie pour un Dempierre ! Et tu vas aussi arrêter ton cinéma avec les hommes. On n’est pas des bêtes ! Et si cela ne te plaît pas, c’est le même prix ". Mais vous pensez qu’il m’aurait écouté ?

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- Oui, il est partit dieu sait où. Bon débarras, j’ai dit comme ça à Robert ! Tu verras qu’il reviendra la queue entre les jambes !

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- Bien sur qu’il est revenu. Vous auriez du le voir avec ses grands airs, sa grosse voiture et son mignon, les bras chargés de cadeaux. On l’a vite remballé ! Cela fait de la musique de sauvage à la télévision et cela se prend pour quelqu’un ?

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- Robert n’a rien dit, il était encore fin saoul. Mais il faut le comprendre avec un fils pareil !

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- Non. Je suppose qu’au prochain Noël il va encore nous envoyer son dernier disque. Comme si on allait l’écouter ! Franchement, ma bonne Jeanine, tu te sacrifies pour ton enfant et regarde le résultat. Parfois je me demande ce que j’ai fait pour mériter cela !





2 Commentaires :

Commentaire écrit le mardi 8 janvier 2008 à 01:46:44 (lien)
owen
oui... le seul truc qui me dérange est la largeur du texte mais c'est quand même beaucoup mieux comme cela


Commentaire écrit le lundi 7 janvier 2008 à 10:58:53 (lien)
poulpy
Ah ben alors c'est tout changé ici

c'était pas du luxe note :p


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